Dans le débat qui commence au PS, il y a un faux semblant qu’il faut éviter : Accréditer, à des
fins politiques, l’idée que la concurrence entre Delanoë et Royal est néfaste et malsaine. Il serait hypocrite et
risible de prétendre que les meilleurs s’intéressent au fond pour le bien du Parti pendant que les autres ne pensent qu’aux acteurs !
L’un ne va pas sans l’autre. La confrontation des idées et de ceux ou celles qui les portent interresse tout le monde ! Notre candidate n’a pas eu les coudées
franches en 2007 . Désignée trop tard et sans réel pouvoir, un leadership tardif, elle n’a pu s’imposer à tous.
Je ne passe pas sous silence le manque de cohérence et de discipline des uns et des autres, qui n’ont pas arrangé les choses!
Il faut qu’une équipe et un leader soient en position pour mener la Gauche dans les années qui viennent .Le non-choix, ou le choix
tardif, entretient cette latence de leadership qui nous est néfaste.
Ce piège, entretenu par la Droite, est aujourd’hui relayé par quelques-uns qui préfèrent
crier au feu plutôt que de remédier au mal en tranchant en amont et rapidement ! A quoi bon attendre ? La situation sera-t-elle meilleure dans quelques
années ? J'en doute fortement !
Conclusion de l'appel que vous pouvez télécharger en marge:
« Le congrès de novembre 2008 devra être un congrès exceptionnel parce que fondateur d’un nouveau cycle politique pour le parti socialiste et pour toute la gauche. Imagine-t-on le parti
socialiste désigner, à l’issue de ce congrès, un premier secrétaire de transition et d’attente jusqu’en 2011 ? Ce serait la stagnation assurée et le gel de la rénovation.
Nous ne gagnerons pas 2012, quelles que soient les qualités du candidat, si les années 2008 - 2011 sont gelées. C’est pourquoi, elles ne peuvent pas être abordées comme celles d’un intérim, mais
d’un travail indispensable de modernisation des idées, de clarification des choix et de remise en ordre de marche du parti socialiste.
Nous n’avons besoin ni d’une présidence de parti hors-sol, ni d’une direction de neutralisation, mais d’un véritable leader qui organise le travail d’opposition jusqu’en 2012 et qui prépare les
échéances présidentielle et législative.
Qui ne soit pas un simple point d’équilibre interne mais qui sache faire vivre et grandir le parti,
dans le respect de sa culture.
Qui ait l’expérience et le sens du travail collectif pour faire exister une véritable direction. Qui aime le parti socialiste, qui s’implique dans ses débats, qui sache faire travailler les
adhérents et les respecte. Qui ait une capacité à organiser la réflexion, à choisir et à arbitrer les idées et les équipes.
Choisir, c’est cela l’enjeu du prochain congrès.
Nous souhaitons un congrès d’idées, qui concilie clarté, courage, créativité et goût d’être ensemble
pour porter une nouvelle dynamique de progrès et de victoire. N’ayons pas peur de nos différences. Tranchons les par le débat et par le respect du choix des socialistes. Nous y gagnerons tous en
lisibilité et en unité.
Dans la clarté. »
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