Vendredi 22 septembre 2006
Jusqu’où va-t-il aller ? Je parle de Sarkozy bien sur qui tend à durcir le débat sur le thème de la rupture. Rupture avec nos repères et nos valeurs socles de notre société. Quel but recherche un homme politique qui démoli l’image des professeurs, des juges, de la presse, des jeunes ? Sinon celui de plaire à ceux qui ne pensent pas toujours du bien de nos institutions, des fonctionnaires, des banlieues , de la société et qui peuvent être eux même en difficulté dans leur vie personnelle ou professionnelle.Ou tout simplement inquiets légitimement pour leurs proches, pour l'avenir...
Le débat sur la justice est frappant, Sarkozy a échoué sur la sécurité, les médias commencent à relayer les faibles résultats et la réalité sur le terrain. Les promesses de moyens suites aux « émeutes » se sont envolées, les refus de plaintes dans les commissariats se multiplient, et l’on mesure aujourd’hui d’une manière dramatique les conséquences de la suppression de la police de proximité. Sarkozy accuse alors les juges de ne pas faire leur travail : Osons le dire, ce sont des méthodes mensongères et totalitaires .( A tort: http://permanent.nouvelobs.com/)
Nous voyons bien comment le Président et son entourage cherche à freiner, mais très mollement son ascension, je crains qu’il ne soit trop tard pour eux. Et pour nous tous si le 16 ou le 23 novembre nous ne sommes pas en ordre de bataille ! Je suis pour ma part étonné que la droite républicaine et particulièrement les proches de l’UMP ne réagissent pas face à cette posture d’un homme dangereux capable d’entraîner la France dans une aventure sans lendemain. Reconnaissons à François Bayrou le fait d’avoir compris cela et saisi cette opportunité de prendre ses distances avec cette politique, c’est tout à son honneur. Si ces propos vous irritent, prenez le temps d’examiner les images de Sarkozy à la télévision, son discours, son phrasé, son attitude, c’est édifiant de populisme, de démagogie et de danger. J’invite au plus vite les grands magazines aidés par des sociologues, des philosophes, des psychiatres à ce pencher sur ce personnage qui exerce une dangereuse fascination chez les français.
Comme Le Pen, Sarkozy accuse l’institution, la république, l’école, les immigrés et les jeunes des maux de ceux qui souffrent. Mais ils souffrent de sa politique, du chômage, des délocalisations, des bas salaires, de la précarité fruits de la société que nous impose la mondialisation libérale, la droite et les amis de Sarkozy.
Vouloir faire croire aux français que le changement passe par la destruction de toutes nos valeurs républicaines est toutefois un pari risqué pour celui qui l’entreprend. Pour le contrer , soyons crédibles avec des propositions, chaque jour, sur le terrain, auprès de nos concitoyens. Pour démontrer que la réforme est parfois souhaitable et nécessaire dans beaucoup de domaines, mais qu’elle n’est pas synonyme, ni de bouc émissaires, ni de mensonges, ni du toujours moins prôné par les libéraux.
C’est le projet des socialistes, nous avons huit mois pour le présenter aux Français.
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