Monsieur BASLI a grandi en France ; encore jeune, le décès de ses parents a provoqué
son retour en Algérie pour qu’en tant qu’aîné il puisse prendre en charge ses frères et sœurs qui ont aujourd’hui la nationalité Française. Après avoir d’abord fait le choix de vivre en Algérie
pour ne pas séparer sa femme des siens, toute la famille a décidé de revenir sur le sol Français en 2004 pour donner à ses enfants l’éducation que lui-même a reçu en grandissant ici. Ses
différentes demandes pour rester sur le territoire ont été refusées ; aujourd’hui Madame BASLI attend le jugement du recours après le refus de la Préfecture.
Cette famille Pierre-Bénitaine, intégrée dans leur quartier, dans notre ville dont les
enfants sont scolarisés à l’école du Centre – Amina et Faïza l’une en CM1, l’autre en CE2 sont toutes deux d’excellentes élèves – et à la Henry Wallon sont dans une situation précaire provoquée
par la situation de demandeur d’asile : Monsieur BASLI est depuis le 4 octobre assigné à résidence après un passage au centre de rétention de Saint Exupéry.
Monsieur LITIM a vécu et travaillé régulièrement en France de 1964 à sa mort en 1990. Sa
femme n’a jamais travaillé et vivait des ressources de son mari : veuve, elle s’est donc retrouvé en grande difficulté. Dès 1993, madame LITIM a entamé des démarches afin de pouvoir
bénéficier d’une pension de reversion qui n’ont abouti qu’en 2005.
Madame LITIM est entrée en France en mars 2003 et vit à Oullins avec ses filles Wafaa et Fadia âgées de 19 et 16 ans et demi. Wafaa est une
jeune mère et peut prétendre à la délivrance de plein droit d’un certificat de résidence algérien d’un an. Fadia est scolarisée en classe de 3ème au collège Marcel Pagnol à Pierre-Bénite où elle
est parfaitement intégrée.
Depuis son entrée en France, madame LITIM a formulé plusieurs demandes de titres de séjour toutes refusées par la Préfecture. Le 5 octobre
2007, le préfet du Rhône a ordonné sa reconduite à la frontière avec Fadia. Elles ont été arrêtées à leur domicile au petit matin et conduite au centre de rétention de St Exupéry. Par décision du
Juge des Libertés et de la Détention, elles ont pu regagner leur domicile le 7 octobre au soir. Le 8 octobre, le Tribunal Administratif a rejeté le recours formulé par son avocat.
Depuis, madame Litim et Fadia vivent dans l’angoisse d’une prochaine expulsion.
A l’une comme à l’autre de ces familles, le seul avenir proposé malgré les preuves de leur intégration, malgré leur vie ici, est le
retour en Algérie.
Parce que nous voulons rester fiers de notre France, pays des droits de l’Homme
et terre d’accueil,
Parce que nous défendons l’intégration Républicaine,
Il est de notre devoir de dénoncer cette politique des quotas où la seule règle du chiffre devrait supplanter la valeur humaine. Aucun
humaniste ne peut accepter que des hommes, des femmes qui ont choisi de vivre à nos côtés, dont les enfants sont scolarisés dans les écoles de la République, puisent être du jour au lendemain
rejetés en feignant d’ignorer ce qu’ils ont pu donner.
Réseau Education
Sans Frontières
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