Vendredi 22 décembre 2006
Depuis près de 5 ans, le gouvernement a mené une politique économique et fiscale qui a détérioré le pouvoir d’achat des Français, et singulièrement celui des ménages modestes.
Il a favorisé la hausse des prix des produit de première nécessité (abrogation du dispositif de gel et de contrôle des prix créé par la gauche lors du passage à l’euro, suppression de la TIPP flottante, refus de vote de la loi encadrant les ventes de logements à la découpe, hausse des tarifs publics,…).
En 5 ans, les prix des produits frais, du fioul domestique (+ 70 %), du gasoil (+55%), se sont envolés. De même, la baisse des prix dans les grandes surfaces promise par Nicolas Sarkozy est un échec patent (-1,37 % sur un panel restreint, alors que le gouvernement avait promis une baisse de 5 % sur plus de 18.000 produits). La droite a aussi largement a contribué à l’explosion des loyers et des prix de l’immobilier, entraînés par des dispositifs d’aide sans contrepartie sociale (tel que l’amortissement de Robien) dans une spirale spéculative délirante.
À quelques mois seulement des élections, le gouvernement, jusqu’ici léthargique, s’agite sur tous les fronts pour prétendre lutter contre la vie chère et fait désormais preuve de velléités surprenantes et profondément choquantes. Ainsi, il n’hésite pas à recycler de vieilles rengaines et envisage, par la voix de Renaud Dutreil, de libéraliser l’ouverture des commerces le dimanche, pour élever selon lui les revenus des salariés et des entrepreneurs concernés. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manipulation visant à détricoter encore un peu plus le droit du travail et les protections des salariés en les privant du bénéfice d’une journée sanctuarisée hors du travail et de l’espace marchand.
Le Parti socialiste s’oppose totalement à cette mesure et dénonce :
• la méthode du gouvernement, qui fait fi une nouvelle fois du dialogue social, puisqu’il n’attend pas les conclusions du rapport qu’il a commandé sur ce sujet au conseil économique et social (CES) ;
• l’entêtement du gouvernement : il est inadmissible de voir le Ministre tenter d’imposer une telle réforme, alors même que 93% des commerçants indépendants se déclarent dans un récent sondage favorables au maintien du repos dominical.
Il s’étonne de la cacophonie gouvernementale, puisque le Ministre du travail cherche d’un côté à rassurer les partenaires sociaux et explique à l’Assemblée nationale que le gouvernement attend les conclusions du CES, tandis que son collègue en charge de ces questions dit rigoureusement l’inverse dès le lendemain matin dans la presse.
Communiqué
d’Éric Besson, Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité
et d’Alain Vidalies, secrétaire national aux Entreprises
Merci à Philippe Jacques pour le commentaire ci-dessous !
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